Appel édition 2012

Une nouvelle édition du Prix de la Coopération belge au Développement a été lancée. Cet appel est ouvert jusqu´au 31 mars 2011. Vous pourrez lire dans le règlement si vous répondez aux critères pour participer.

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Appréciation du risque de contamination par les fumonisines des aliments de complément à base de maïs, et options pour la réduction de ce risque

Martin Epafras KIMANYA chercheur nominé
Mekimanya@yahoo.co.uk

°1968 Tanzanie
Maîtrise en Sciences et Technologie de la Nutrition, Universiteit Gent, Belgique, 1999

Risk assessment and management options for fumonisins in maize based complementary foods in Tanzania

Cette recherche apporte une contribution neuve et significative à un problème environnemental qui a préoccupé les nutritionnistes depuis plus de 40 ans : il s'agit de la contamination des aliments par des substances toxiques produites par des moisissures : les mycotoxines. Au début il s'agissait de l'aflatoxine en Afrique de l'Ouest, plus récemment des fumonisines en Afrique et en Amérique latine.

En Tanzanie le maïs produit par les familles paysannes et donné sous forme d'aliment de complément aux jeunes enfants est souvent contaminé, ce qui peut entraîner chez eux un retard de croissance. Cette recherche avait pour objet d'étudier la consommation du maïs, de mesurer l'étendue de cette contamination, d'en déterminer les causes et le risque, d'estimer ses répercussions sur la taille et le poids des enfants et d'identifier des stratégies destinées à réduire la contamination chez ces derniers. Elle a porté principalement sur les fumonisines.

La recherche montre, à la suite d'un échantillonnage rigoureux et d'observations transversales et longitudinales bien menées, que les taux de contamination sont directement liés aux conditions de production et aux conditions de conservation du maïs récolté. Les répercussions de la présence de fumonisines sur la croissance de la taille et du poids des enfants ont été confirmées.

Cette recherche montre encore que le problème des mycotoxines doit être abordé de façon globale : adoption de mesures pratiques dans la culture, le transport, le stockage du maïs et sa préparation pour la consommation (d'ailleurs clairement illustrées par l'auteur) ; remplacement au moins partiel du maïs dans l'alimentation du jeune enfant par d'autres céréales ; lutte contre la pauvreté.

La contribution de ce travail au développement est évidente et ses conclusions ont amené l'autorité de contrôle des aliments de Tanzanie à revoir à la baisse les taux maximum de mycotoxines tolérés dans le maïs destiné à la consommation humaine.
 

rapport : Prof. I. Beghin, Professeur honoraire, Institut de Médecine Tropicale, Antwerpen, Belgique, Membre titulaire honoraire, Académie Royale des Sciences d'Outremer, Bruxelles, Belgique