Appel édition 2012

Une nouvelle édition du Prix de la Coopération belge au Développement a été lancée. Cet appel est ouvert jusqu´au 31 mars 2011. Vous pourrez lire dans le règlement si vous répondez aux critères pour participer.

je désire poser ma candidature

Ecologie et gestion des forêts sèches de Boswellia papyrifera (Del.) Hochst. dans le Tigray, Ethiopie du Nord/Introduction de Boswellia papyrifera (Del.) Hochst. et de son produit forestier non-ligneux, le franc-encens/L'emploi des relations eau-plante pour caractériser les espèces d'arbres et les sites dans les terres sèches de l'Ethiopie du Nord

Kindeya GEBREHIWOT chercheur lauréat
kindeya@softhome.net

°1973 Ethiopie
Maîtrise en sylviculture environnementale, University of Wales, Royaume-Uni, 1996

Ecology and Management of Boswellia papyrifera (Del.) Hochst. Dry Forests in Tigray, Northern Ethiopia/Introducing Boswellia papyrifera (Del.) Hochst. and its Non-timber Forest Product, Frankincense/The Use of Plant Water Relations to Characterize Tree Species and Sites in the Drylands of Northern Ethiopia

Ce travail est très pertinent pour un programme de reforestation et/ou de gestion durable des forêts tropicales sèches. Vu leur importance relativement moindre en terme de diversité biologique, les forêts décidues sèches des régions tropicales sont les parents pauvres de la recherche en écologie et de la conservation des ressources naturelles. Il n’en reste pas moins que leur rôle est extrêmement important, autant pour assurer l’équilibre écologique des régions arides (protection des sols contre l’érosion, régulation du cycle de l’eau, contribution à la diversité des habitats naturels), que pour contribuer à assurer des moyens de subsistance et des sources de revenus aux populations locales (fourniture d’énergie, de matériau, de fourrage, de produits commercialisables).
Une gestion durable satisfaisant à la fois des objectifs économiques, sociaux et environnementaux exige cependant une fine connaissance du fonctionnement de ce type d’écosystème, en particulier de sa capacité de régénération et de résistance à la pression d’exploitation. Ce travail, d’une grande rigueur scientifique et méthodique, contribue significativement à améliorer cette connaissance.
Ce savoir constitue une base très importante pour appréhender le problème du maintien des ressources forestières (et en particulier de l'espèce Boswellia papyrifera) par rapport à leur vulnérabilité (pâturage, surexploitation, stress hydrique,...) et à l'importance économique des produits issus de cette espèce pour l'Ethiopie (le « franc-encens » parmi d’autres). Ce travail reconnaît aussi ses limites, et mentionne un certain nombre de besoins, en termes de recherche future, mais aussi en termes de cadre légal et de plan de gestion; notamment, il pose réalistement le dilemme par rapport aux besoins de subsistance des populations avoisinantes : comment rendre compatible la fermeture des zones boisées à conserver (interdire l'accès au bétail, voire même, en certains endroits, limiter très fort l'exploitation du franc-encens) et le besoin des populations à assurer leur subsistance dans une région naturellement très aride. La question est loin d’être résolue, mais cette thèse constitue un bon pas dans cette direction.

Rapporteur : M. A. Jacques de Dixmude, Expert environnement, Direction générale de la Coopération au Développement, Bruxelles, Belgique