Appel édition 2012

Une nouvelle édition du Prix de la Coopération belge au Développement a été lancée. Cet appel est ouvert jusqu´au 31 mars 2011. Vous pourrez lire dans le règlement si vous répondez aux critères pour participer.

je désire poser ma candidature

Etude comparative de l'infectivité in vivo et in vitro de promastigotes métacycliques purifiés en gradient de densité au Ficoll et de promastigotes de culture en phase stationnaire de Leishmania (V.) braziliensis et de Leishmania (V.) peruviana

Katherine TORRES FAJARDO étudiant lauréat
kathjess2000@yahoo.com

°1976 Pérou
Maîtrise en Biochimie et Biologie Moléculaire, Universidad Peruana Cayetano Heredia, Lima, Pérou, 2007

Estudio comparativo de la infectividad in vivo e in vitro de promastigotes metacíclicos purificados en un gradiente de densidad de Ficoll versus promastigotes de cultivo en fase estacionaria de Leishmania (V.) braziliensis y Leishmania (V.) peruviana

Katherine Torres, 32 ans, biologiste péruvienne, est membre de l'Institut de Médecine Tropicale Alexander von Humboldt à l'Université Cayetano Heredia de Lima. Elle y fait partie d'un groupe de réputation internationale qui développe des outils de biologie moléculaire pour la recherche sur les maladies parasitaires endémiques au Pérou, avec l'appui de la Coopération Belge au Développement, de l'Union Européenne et de l'Organisation Mondiale de la Santé.
Katherine a consacré sa thèse de maîtrise à une maladie fréquente en Amérique Latine, la leishmaniose cutanéo-muqueuse ou espundia. La maladie débute par un ulcère de la peau et se termine dans le nez par une métastase qui ronge progressivement le visage et la gorge. Cette maladie est due à un parasite unicellulaire, Leishmania braziliensis, transmis par la piqûre d'un petit moustique. L'espundia, initialement limitée à la forêt tropicale, est actuellement en forte progression, non seulement à cause de la colonisation forestière, mais aussi suite à la domestication de sa transmission dans les villages et les faubourgs urbains. Les trois-quarts du Pérou sont devenus à risque de leishmaniose. Ce sont les populations les plus pauvres qui sont le plus touchées. Le traitement classique est long, toxique et cher. La résistance médicamenteuse a fait son apparition. La maladie a été longtemps négligée, voire oubliée, en particulier par la recherche pharmaceutique.
Pour répondre aux besoins de la recherche, Katherine Torres a développé un modèle simple et bon marché d'infection expérimentale de l'animal de laboratoire par les leishmanioses de son pays: transformation de leishmanies cultivées in vitro en leishmanies infectantes pour l'animal, purification de ces formes infectantes par centrifugation, et infection de cellules sanguines in vitro et de hamsters in vivo. Katherine a évalué ce modèle sur Leishmania braziliensis ainsi que sur un parasite Leishmania propre au Pérou et peu virulente, L. peruviana. Les comparaisons biologiques et génétiques de ces deux parasites ont démontré la valeur du modèle expérimental proposé par Katherine. Ce modèle rend désormais possible l'étude fondamentale et appliquée des différentes espèces de leishmanies latino-américaines à tous leurs stades de développement chez l'insecte et chez l'animal, en particulier la surveillance épidémiologique de la résistance médicamenteuse, sa compréhension génétique, et la recherche de nouveaux médicaments.
 

rapport : Prof. émérite D. Le Ray, Département de Parasitologie, Institut de Médecine Tropicale, Anvers, Belgique