Appel édition 2012

Une nouvelle édition du Prix de la Coopération belge au Développement a été lancée. Cet appel est ouvert jusqu´au 31 mars 2011. Vous pourrez lire dans le règlement si vous répondez aux critères pour participer.

je désire poser ma candidature

Evaluation de l'interaction entre génotypes de haricot, rhizobactéries et facteurs environnementaux à Cuba

Lara RAMAEKERS étudiant lauréat
lara.ramaekers@biw.kuleuven.be

°1983 Belgique
Bio-ingénieur en Biotechnologie Cellulaire et Génétique, 2006

Evaluation of the interaction of bean genotypes, rhizobacteria and environmental factors in Cuba

L'étude de Lara Ramaekers aborde l'amélioration de la production en graines du haricot commun (Phaseolus vulgaris), une légumineuse alimentaire communément cultivée par de nombreux petits agriculteurs de l'Amérique Latine et de l'Afrique et qui constitue une source très riche et peu coûteuse en protéines. En agriculture traditionnelle, à intrants limités, ce haricot se caractérise par de très faibles rendements causés par plusieurs contraintes biotiques et abiotiques. La plante bénéficie pourtant d'une propriété originale, celle de fixer l'azote atmosphérique grâce à une symbiose avec des souches de bactéries du genre Rhizobium. Malheureusement, cette symbiose peut être affectée négativement par des conditions édaphiques, notamment de faibles teneurs en phosphore, une caractéristique de nombreux sols tropicaux. Dans le cadre d'une collaboration avec le Centre International d'Agriculture Tropicale (CIAT, Colombie), institut des sols La Renée à Cuba et le Centre pour la Génétique Microbienne et Végétale (CMPG, Center for Microbial and Plant Genetics, KULeuven), ce mémoire a comme objectif d'améliorer la fixation azotée du haricot sous des conditions déficientes en phosphore. Cette fixation peut être influencée par divers facteurs, comme les différences de comportement variétal du haricot commun, l'inoculation des graines avec des souches de Rhizobium, la co-inoculation avec Rhizobium et une rhizobactérie favorisant la croissance de l'hôte végétal (Azospirillum brasilense) et l'apport d'azote minéral. Tous ces facteurs interagissent entre eux mais les traitements les plus avantageux doivent tenir compte de l'environnement et des ressources limitées des exploitants. Les essais ont été conduits en station expérimentale et en milieu réel dans deux provinces de Cuba. Les résultats confirment la réponse différentielle des variétés de cette légumineuse à la fertilisation azotée minérale et aux traitements microbiens. Les données obtenues mettent en évidence les potentialités d'améliorer la production du haricot par l'inoculation simultanée des semences par Rhizobium et Azospirillum ainsi que la nécessité de sélectionner des génotypes qui répondent efficacement à l'inoculation microbienne. Une enquête réalisée auprès de 95 producteurs locaux de ce haricot dans trois régions du pays montre, d'une part, la perception différente des producteurs vis-à-vis de l'inoculation microbienne et, d'autre part, l'importance de connaître les préférences variétales des producteurs ainsi que leurs pratiques culturales.
Cette étude contribue à un objectif de sécurité alimentaire et à la mise en place d'une agriculture durable. La méthodologie expérimentale adoptée combine harmonieusement les essais en station et en milieu réel. Cette recherche mérite d'être poursuivie par des essais conduits dans d'autres localités de Cuba.
 

rapport : Prof. J.-P. Baudoin, Unité de Phytotechnie Tropicale et d'Horticulture, Faculté universitaire des Sciences Agronomiques de Gembloux, Belgique