Appel édition 2012

Une nouvelle édition du Prix de la Coopération belge au Développement a été lancée. Cet appel est ouvert jusqu´au 31 mars 2011. Vous pourrez lire dans le règlement si vous répondez aux critères pour participer.

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Les relations homme-espace au niveau local / étude de cas dans un ghetto noir sud-africain après l’apartheid

Sarah MEYS étudiant lauréat
sarah.meys@geo.kuleuven.be

°1984 Belgique
Licenciée en géographie, Katholieke Universiteit Leuven, Belgium 2006

People-place relationships at the neighbourhood level / Case study in a South African post-apartheid township

Le monde se « redimensionne ». La mondialisation signifie la mise en fonctionnement d’un nouveau système d’identification spatiale et les pays, les régions, les villes et les quartiers doivent se resituer via leur profil et leur réseau relationnel. C’est de cette large perspective que part la présente étude. La vue d’ensemble de la littérature scientifique sur la « glocalisation » est remarquable. L’auteur réussit magnifiquement à la fois à analyser en détail le cas de Wesbank, township du Cap, et à le mettre en relation avec les considérations générales introductives. Il en ressort de façon très évidente que l’espace n’est pas un décor pour la vie sociale, mais bien un produit de la société à forte valeur de « vécu ». Cette étude à la fois très concrète et pertinente sur le point de la théorie, est de toute première importance pour la politique du développement. Lorsqu’un soutien externe veut rencontrer un appui interne pour conduire à un développement plus indépendant, il est très important de renforcer le lien avec l’espace à travers une vision d’avenir positive. Une représentation traumatisante ou insécurisante de cet espace empêche d’encadrer l’aide dans une politique de développement positive. Le travail montre l’extrême importance d’obtenir une base interne pour l’aide au développement « top down » ou matérielle en appréhendant avec une grande prudence les perceptions locales et en accordant, au niveau de l’habitant, une attention primordiale à la transformation de sa relation imaginaire avec l’espace. Ainsi l’organisation spatiale devient aussi une matière de politique socioculturelle.
 

Rapport : Prof. E. Corijn, Centre de recherche urbaine COSMOPOLIS, City, Culture & Society, Vrije Universiteit Brussel, Belgique